Gamiani  

From The Art and Popular Culture Encyclopedia

Jump to: navigation, search

Related e

Google
Wikipedia
Wiktionary
Wiki Commons
Wikiquote
Wikisource
YouTube
Shop


Featured:
Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
Enlarge
Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Gamiani, ou Deux Nuits d'Excès, is a French novella first published in 1833 by Poulet-Malassis. Its author is supposed to have been Alfred de Musset, and the eponymous heroine a portrait of his lover, George Sand. It became a bestseller of nineteenth century erotic literature.

The novel was illustrated with unsigned lithographs whose authorship remains unknown. They have been attributed to Achille Devéria, Henri Grevedon and Octave Tassaert.

Contents

Outline

Supposedly modeled after George Sand, this work gives us a young man observing the Countess Gamiani and a young girl named Fanny (an obvious reference to Fanny Hill, Gamiani emulates its avoidance of coarse words and use of sexual euphemisms) engaged in their lesbian bed. Having watched them and provoked by their abandonment, he reveals himself, joins them, and they spend the night alternately sharing their intimate histories and their bodies. The stories they tell include the rape of one in a monastery and the nearly fatal debauchment of another in a convent, as well as encounters with a number of animals, including an ape and a donkey. The story ends in what may be called a cadaveric spasm, the death throes of Fanny and Countess Gamiani from drinking poison. Earlier in the texts, hints at this intimate connection between love and death which Musset loved so much, had been given when Gamiani shouts: "je suis l’amour qui tue!," "I am the love that kills!"

Influence

J.K. Huysmans wrote of the text: "I don't think Priapic rage, the thirst of the flesh, the women's uterine flame, have ever been depicted by a more powerful or more expert pen.... The obscenity almost disappears, the mud and blood dry in the fire of the style..." (Etude sur le Gamiani de Musset, tr.[1])

Author Edith Wharton had an unpublished work based on this text.

Themes

Lesbianism
main theme, expressed as tribale.
Voyeurism
Alcide hides himself in Gamiani's room and witnesses the tribadic action.
He also does this a second time, in part 2.
Dans l’impossibilité où j’étais d’aller me mêler à ces deux femmes nues, je ressemblais à la bête fauve que tourmente le rut et qui des yeux dévore sa femelle à travers les barreaux de sa cage. Je restais stupidement immobile, la tête clouée près de l’ouverture d’où j’aspirais, pour ainsi dire, ma torture, vraie torture de damné, terrible, insupportable, qui frappe d’abord la tête, se mêle ensuite au sang, s’infiltre dans les os, jusqu’à la moelle, qu’elle brûle.
Zoophilia
Gamiani includes two scenes of bestiality described with a luxury of detail. One is with a jackass, one with a dog and one with an monkey[2]. The donkey scene is thematically preceded by the climactic scene in The Golden Ass by Apuleius and by Nerciat's Le Diable au corps.
Dog
Médor ! Médor ! prends-moi ! prends !
À ce cri un chien énorme sort d’une cache, s’élance sur la comtesse et se met en train de lécher ardemment un clitoris dont la pointe sortait rouge et enflammée.
La comtesse criait à haute voix : Hai ! hai ! hai ! forçant toujours le ton à proportion de la vivacité du plaisir. On aurait pu calculer les gradations du chatouillement que ressentait cette effrénée Calymanthe.
Donkey
Elle se relevait égarée, nous regardait d’un air de folle et entrait aussitôt dans de violentes convulsions. Six personnes avaient peine à la comprimer. Il n’y avait que le lèchement d’un chien qui pût la calmer. Sa fureur s’épanchait à flots. Mais si le soulagement n’arrivait pas, la malheureuse devenait plus terrible et demandait à grands cris un âne.
Monkey
À force de se tourmenter l’esprit, ma nymphomane se remémora que le singe est, de tous les animaux, celui qui ressemble le plus à l’homme. Son père avait précisément un superbe orang-outang. Elle courut le voir, l’étudier, et comme elle restait longtemps à l’examiner, l’animal échauffé sans doute par la présence d’une jeune fille, se développa tout à coup de la façon la plus brillante. Sainte se mit à bondir de joie. Elle trouvait enfin ce qu’elle cherchait tous les jours, ce qu’elle rêvait chaque nuit. Son idéal lui apparaissait réel et palpable. Pour comble d’enchantement, l’indicible joyau s’élançait plus ferme, plus ardent, plus menaçant qu’elle ne l’eût jamais ambitionné. Ses yeux le dévoraient. Le singe s’approcha, se pendit aux barreaux et s’agita si bien que la pauvre Sainte en perdit la tête. Poussée par sa folie, elle force un des barreaux de la cage et pratique un espace facile que la lubrique bête met de suite à profit. Huit pouces francs, bien prononcés, saillaient à ravir. Tant de richesse épouvanta d’abord notre pucelle. Toutefois, le diable la pressant, elle osa voir de plus près ; sa main toucha, caressa. Le singe tressaillit à tout rompre ; sa grimace était horrible. Sainte, effrayée, crut voir Satan devant elle. La peur la retint. Elle allait se retirer lorsqu’un dernier regard jeté sur la flamboyante amorce réveille tous ses désirs. Elle s’enhardit aussitôt, relève ses jupes d’un air décidé et marche bravement à reculons, le dos penché vers la pointe redoutable. La lutte s’engage, les coups se portent, la bête devient l’égale de l’homme. Sainte est embestialisée, dévirginée, ensingée ! Sa joie, ses transports éclatent en une gamme de oh ! et de ah ! mais sur un ton si élevé que la mère entend, accourt, et vous surprend sa fille bien nettement enchevillée, se tortillant, se débattant et déjectant son âme !
Asphyxiation and necrophilia
que la pendaison produit son effet ordinaire. Émerveillée de la démonstration nerveuse, la supérieure monte sur un marchepied et, aux applaudissements frénétiques de ses dignes complices, elle s’accouple dans l’air avec le mort, et s’encheville à un cadavre ! Ce n’est pas la fin de l’histoire. Trop mince ou trop usée pour soutenir ce double poids, la corde cède et se rompt. Mort et vivante tombent à terre, et si rudement que la nonne en a les os rompus et que le pendu, dont la strangulation s’était mal opérée, revient à la vie et menace, dans sa tension nerveuse, d’étouffer la supérieure.
Masturbation and incest
Parfois seulement, ma tante m’appelait le matin dans son lit. Alors, ses regards étaient doux, ses paroles flatteuses. Elle m’attirait sur son sein, sur ses cuisses, et m’étreignait tout à coup dans des embrassements convulsifs ; je la voyais se tordre, renverser la tête et se pâmer avec un rire de folle.
Nocturnal emissions
Je me condamnais au jeûne le plus rigoureux. La nuit, dans mon sommeil, la nature obtenait un soulagement et je m’en effrayais comme d’un désordre dont j’étais coupable.
Foursome
"Et voilà que chacun se meut, s'agite, s'excite au plaisir, je dévore des yeux cette scène animée, mes deux mains battent une gorge brûlante ou se portent frénétiques sur des charmes plus secrets encore."[3]
Orgies
Ma volupté se changea bientôt en douleur atroce. Je fus horriblement brutalisée. Plus de vingt moines se ruèrent à leur tour en cannibales effrénés. Ma tête tomba de côté ; mon corps, brisé, rompu, gisait sur les coussins, pareil à un cadavre. Je fus emportée mourante dans mon lit.
Godemiches
"Je ne pouvais comprendre cette exclamation, véritable cri de détresse et d’angoisse, lorsque Julie reparut armée d’un énorme godemiché rempli d’un lait chaud qu’un ressort faisait à volonté jaillir à dix pas. Au moyen de deux courroies, elle adapta à la place voulue l’ingénieux instrument. Le plus généreux étalon, dans toute sa puissance, ne se fût pas montré, en grosseur du moins, avec plus d’avantage. Je ne pouvais croire qu’il y aurait introduction, lorsqu’à ma grande surprise, cinq ou six attaques forcenées, au milieu de cris aigus et délirants, suffirent pour dérober et engloutir cette énorme machine : on eût dit la Cassandre de Casani. "
"après une grande orgie, nous eûmes l’idée de nous transformer en hommes, à l’aide d’un godemiché attaché, de nous embrocher de la sorte à la suite les unes des autres, puis de courir comme des folles."
Eros and thanatos, aphrodisiaca and poison
toutes deux nous lutterons ensemble pour mourir à la fois !
Je meurs dans la rage du plaisir, dans la rage de la douleur !… je n’en puis plus !… heu !…
Convent and cloister scenes and the anticlericalism that goes with it
Defloration
Lassé sans doute, mon bourreau avait fini. Toujours immobile, j’étais dans l’épouvante, résignée à mourir, et cependant, à mesure que l’usage de mes sens revenait, j’éprouvais une démangeaison singulière ; mon corps frémissait, était en feu. Je m’agitais lubriquement, comme pour satisfaire un désir insatiable. Tout à coup, deux bras nerveux m’enlacèrent ; je ne savais quoi de chaud, de tendu, vint battre mes fesses, se glisser plus bas et me pénétrer subitement. À ce moment, je crus être fendue en deux. Je poussai un cri affreux, que couvrirent aussitôt des éclats de rire. Deux ou trois secousses terribles achevèrent d’introduire en entier le rude fléau qui m’abîmait. Mes cuisses saignantes se collaient aux cuisses de mon adversaire ; il me semblait que nos chairs s’entremêlaient pour se fondre en un seul corps. Toutes mes veines étaient gonflées, mes nerfs tendus. Le frottement vigoureux que je subissais, et qui s’opérait avec une incroyable agilité, m’échauffa tellement, que je crus avoir reçu un fer rouge.
Je tombai bientôt dans l’extase ; je me vis au ciel. Une liqueur visqueuse et brûlante vint m’inonder rapidement, pénétra jusqu’à mes os, chatouilla jusqu’à la moelle… Oh ! c’était trop ! Je fondais comme une lave ardente… Je sentais courir en moi un fluide actif, dévorant ; j’en provoquai l’éjaculation par secousses furieuses, et je tombai épuisée dans un abîme sans fin de volupté inouïe…
Misandry caused by sexual abuse, resort to lesbianism
Je leur jurai une haine mortelle, et cette haine, dans ma vengeance, mon désespoir, je la portai sur tous les hommes.
Flagellation
Au bout d’une heure, je me vis dans une vaste salle tendue en noir, éclairée par une seule lampe suspendue au plafond. Au milieu s’élevait un prie-Dieu environné de coussins. – Agenouillez-vous, ma nièce ; préparez-vous par la prière, et supportez avec courage tout le mal que Dieu veut vous infliger. J’avais à peine obéi, qu’une porte secrète s’ouvrit : un moine, vêtu comme nous, s’approcha de moi, marmotta quelques paroles ; puis, écartant ma robe et faisant tomber les pans de chaque côté, il mit à découvert toute la partie postérieure de mon corps. Un léger frémissement échappa au moine, extasié sans doute à la vue de ma chair ; sa main se promena partout, s’arrêta sur mes fesses et finit par se poser plus bas. – C’est par là que la femme pèche, c’est par là qu’elle doit souffrir ! dit une voix sépulcrale. Ces paroles étaient à peine prononcées, que je me sentis battue de coups de verges, de nœuds de cordes garnis de pointes en fer. Je me cramponnai au prie-Dieu, je m’efforçai d’étouffer mes cris, mais en vain : la douleur était trop forte. Je m’élançai dans la salle, criant : grâce ! grâce ! je ne puis supporter ce supplice ! tuez-moi plutôt ! Pitié ! Je vous prie ! – Misérable lâche ! s’écria ma tante indignée. Il vous faut mon exemple ! À ces mots, elle s’expose bravement toute nue, écartant les cuisses, les tenant élevées. Les coups pleuvaient ; le bourreau était impassible. En un instant, les cuisses furent en sang. Ma tante restait inébranlable, criant par moments : Plus fort !… ah !… plus fort encore !… Cette vue me transporta ; je me sentis un courage surnaturel, je m’écriai que j’étais prête à tout souffrir. Ma tante se releva aussitôt, me couvrit de baisers brûlants, tandis que le moine liait mes mains et plaçait un bandeau sur mes yeux. Que vous dirai-je, enfin ! Mon supplice recommença plus terrible. Engourdie bientôt par la douleur, j’étais sans mouvement, je ne sentais plus. Seulement, à travers le bruit de mes coups, j’entendais confusément des cris, des éclats, des mains frappant sur des chairs. C’étaient aussi des rires insensés, rires nerveux, convulsifs, précurseurs de la joie des sens. Par moments, la voix de ma tante, qui râlait de volupté, dominait cette harmonie étrange, ce concert d’orgie, cette saturnale de sang. Plus tard, j’ai compris que le spectacle de mon supplice servait à réveiller des désirs ; chacun de mes soupirs étouffés provoquait un élan de volupté.
Liebestod
FANNY.
Hai ! hai ! la liqueur brûle, hai ! mes entrailles ! Mais cela pique, cela perce !… Ah ! je vais mourir !… Vile et damnée sorcière, tu me tiens !… Tu me tiens !… ah !
Gamiani, insensible à ces cris d’angoisse et de torture, redouble ses élans. Elle brise, déchire et s’abîme à travers des flots de sang ; mais voilà que ses yeux tournent. Ses membres se tordent, les os de ses doigts craquent. Je ne doute plus qu’elle n’ait avalé et donné un poison ardent. Épouvanté, je me précipite à son secours. Je brise les portes dans ma violence, j’arrive ! Hélas ! Fanny n’existait plus ! Ses bras, ses jambes, horriblement contournés, s’accrochaient à ceux de Gamiani, qui luttait seule avec la mort.
Je voulus les séparer.
– Tu ne vois pas, me dit une voix de râle, que le poison me tourmente… que mes nerfs se tordent !… Va-t’en… Cette femme est à moi !… Hai ! hai !
– C’est affreux ! m’écriai-je transporté.
GAMIANI.
Oui ! mais j’ai connu tous les excès des sens. Comprends donc, fou ! Il me restait à savoir si, dans la torture du poison, si, dans l’agonie d’une femme mêlée à ma propre agonie, il y avait une sensualité possible ! Elle est atroce ! entends-tu ! Je meurs dans la rage du plaisir, dans la rage de la douleur !… je n’en puis plus !… heu !…
À ce cri prolongé, venu du creux de la poitrine, l’horrible furie retombe morte sur le cadavre !

References

See also




Unless indicated otherwise, the text in this article is either based on Wikipedia article "Gamiani" or another language Wikipedia page thereof used under the terms of the GNU Free Documentation License; or on original research by Jahsonic and friends. See Art and Popular Culture's copyright notice.

Personal tools