Hombres  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

Hombres[1] (1891) is a collection of poetry by Paul Verlaine and Arthur Rimbaud, which famously includes the poem "Sonnet du Trou du Cul".

Contents

Full text

TOC


I

O ne blasphème pas, poète, et souviens-toi, Certes la femme est bien, elle vaut qu'on la baise, Son cul lui fait honneur, encore qu'un brin obèse Et je l'ai savouré maintes fois, quant à moi.

Ce cul (et les tétons) quel nid à nos caresses! Je l'embrasse à genoux et lèche son pertuis Tandis que mes doigts vont, fouillant dans l'autre puits Et les beaux seins, combien cochonnes leurs paresses!

Et puis, il sert, ce cul, encor, surtout au lit Comme adjuvant aux fins de coussins, de sous-ventres, De ressort à boudin de vrai ventre pour qu'entre Plus avant l'homme dans la femme qu'il élit,

J'y délasse mes mains, mes bras aussi, mes jambes, Mes pieds. Tant de fraîcheur, d'élastique rondeur M'en font un reposoir désirable où, rôdeur, Par instant le désir sautille en vœux ingambes.

Mais comparer le cul de l'homme à ce bon cu A ce gros cul moins voluptueux que pratique Le cul de l'homme fleur de joie et d'esthétique Surtout l'en proclamer le serf et le vaincu,

"C'est mal," a dit l'amour. Et la voix de l'Histoire. Cul de l'homme, honneur pur de l'Hellade et décor Divin de Rome vraie et divin encor, De Sodome morte, martyre pour sa gloire.

Shakspeare, abandonnant du coup Ophélia, Cordélia, Desdémona, tout son beau sexe Chantait en vers magnificents qu'un sot s'en vexe La forme masculine et son alleluia.

Les Valois étaient fous du mâle et dans notre ère L'Europe embourgeoisée et féminine tant Néanmoins admira ce Louis de Bavière, Le roi vierge au grand cœur pour l'homme seul battant.

La Chair, même, la chair de la femme proclame Le cul, le vit, le torse et l’œil du fier Puceau, Et c'est pourquoi, d'après le conseil à Rousseau, Il faut parfois, poète, un peu "quitter la dame".


1891



II

MILLE ET TRE


Mes amants n'appartiennent pas aux classes riches : Ce sont des ouvriers faubouriens ou ruraux, Leurs quinze et leurs vingt ans sans apprêt sont mal chiches De force assez brutale et de procédés gros.

Je les goûte en habits de travail, cotte et veste; Ils ne sentent pas l'ambre et fleurent de santé Pure et simple; leur marche un peu lourde, va preste Pourtant, car jeune, et grave en l'élasticité;

Leurs yeux francs et matois crépitent de malice Cordiale et des mots naïvement rusés Partent non sans un gai juron qui les épice De leur bouche bien fraîche aux solides baisers;

Leur pine vigoureuse et leurs fesses joyeuses Réjouissent la nuit et ma queue et mon cu; Sous la lampe et le petit jour, leurs chairs joyeuses Ressuscitent mon désir las, jamais vaincu.

Cuisses, âmes, mains, tout mon être pêle-mêle, Mémoire, pieds, cœur, dos et l'oreille et le nez Et la fressure, out gueule une ritournelle, Et trépigne un chahut dans leurs bras forcenés.

Un chahut, une ritournelle fol et folle Et plutôt divins qu'infernals, plus infernals Que divins, à m'y perdre, et j'y nage et j'y vole, Dans leur sueur et leur haleine, dans ces bals.

Mes deux Charles l'un jeune tigre aux yeux de chattes Sorte d'enfant de chœur grandissant en soudard, L'autre, fier gaillard, bel effronté que n'épate Que ma pente vertigineuse vers son dard.

Odilon, un gamin, mais monté comme un homme Ses pieds aiment les miens épris de ses orteils Mieux encore mais pas plus que de son reste en somme Adorable drûment, mais ses pieds sans pareils!

Caresseurs, satin frais, délicates phalanges Sous les plantes, autour des chevilles, et sur La cambrure veineuse et ces baisers étranges Si doux, de quatre pieds, ayant une âme, sûr !

Antoine, encor, proverbial quant à la queue, Lui, mon roi triomphant et mon suprême Dieu, Taraudant tout mon cœur de sa prunelle bleue Et tout mon cul de son épouvantable épieu.

Paul, un athlète blond aux pectoraux superbes Poitrine blanche, aux durs boutons sucés ainsi Que le bon bout ; François, souple comme des gerbes Ses jambes de danseur, et beau, son chibre aussi!

Auguste qui se fait de jour en jour plus mâle (il était bien joli quand ça nous arriva) Jules, un peu putain avec sa beauté pâle. Henri, me va en leurs conscrits qui, las! s'en va;

Et vous tous! à la file ou confondus en bande Ou seuls, vision si nette des jours passés, Passions du présent, futur qui croît et bande Chéris sans nombre qui n'êtes jamais assez!


1891


III

BALANIDE I


C'est un plus petit cœur Avec la pointe en l'air; Symbole doux et fier C'est un plus tendre cœur.

Il verse ah! que de pleurs Corrosifs plus que feu Prolongés mieux qu'adieu, Blancs comme blanches fleurs!

Vêtu de violet, Fait beau le voir yssir, Mais à tout le plaisir Qu'il donne quand lui plait!

Comme un évêque au chœur Il est plein d'onction Sa bénédiction Va de l'autel au chœur.

Il ne met que du soir Au réveil auroral Son anneau pastoral D'améthyste et d'or noir.

Puis le rite accompli, Déchargé congrûment, De ramener dûment Son capuce joli.



IV

BALANIDE II


Gland, point suprême de l'être De mon maître, De mon amant adoré Qu'accueille avec joie et crainte, Ton étreinte Mon heureux cul, perforé

Tant et tant par ce gros membre Qui se cambre, Se gonfle et, tout glorieux De ses hauts faits et prouesses, Dans les fesses Fonce en élans furieux.-

Nourricier de ma fressure, Source sûre Où ma bouche aussi suça, Gland, ma grande friandise, Quoi qu'en dise Quelque fausse honte, or, çà,

Gland, mes délices, viens, dresse Ta caresse De chaud satin violet Qui dans ma main se harnache En panache Soudain d'opale et de lait

Ce n'est que pour une douce Sur le pouce Que je t'invoque aujourd'hui Mais quoi ton ardeur se fâche… O moi lâche! Va, tout à toi, tout à lui,

Ton caprice, règle unique

Je rapplique Pour la bouche et pour le cu Les voici tout prêts, en selle, D'humeur telle Qui te faut, maître invaincu.

Puis, gland, nectar et dictame De mon âme, Rentre en ton prépuce, lent Comme un dieu dans son nuage, Mon hommage T'y suit, fidèle - et galant.



1891


V

SUR UNE STATUE


Eh quoi! dans cette ville d'eaux, Trêve, repos, paix, intermède Encor toi de face ou de dos; Beau petit ami : Ganymède!

L'aigle t'emporte, on dirait comme A regret de parmi des fleurs Son aile d'élans économe Semble te vouloir par ailleurs

Que chez ce Jupin tyrannique Comme qui dirait au Revard Et son oeil qui nous fait la nique Te coule un drôle de regard.

Bah, reste avec nous, bon garçon, Notre ennui, viens donc le distraire Un peu, de la bonne façon, N'es-tu pas notre petit frère?


Aix-les-Bains, septembre 1889



VI

RENDEZ-VOUS



Dans la chambre encore fatale De l'encor fatale maison Où la raison et la morale Se tiennent plus que de raison,

Il semble attendre la venue A quoi, misère, il ne croit pas De quelque présence connue Et murmure entre haut et bas :

"Ta voix claironne dans mon âme Et tes yeux flambent dans mon cœur. Le monde dit que c'est infâme Mais que me fait, ô mon vainqueur?

J'ai la tristesse et j'ai la joie Et j'ai l'amour encore un coup, L'amour ricaneur qui larmoie, O toi beau comme un petit loup!

Tu viens à moi gamin farouche C'est toi, joliesse et bagout Rusé du corps et de la bouche Qui me violente dans tout

Mon scrupule envers ton extrême Jeunesse et ton enfance mal Encore débrouillée et même Presque dans tout mon animal

Deux, trois ans sont passé à peine, Suffisants pour viriliser Ta fleur d'alors et ton haleine Encore prompte à s'épuiser

Quel rude gaillard tu dois être Et que les instants seraient bons Si tu pouvais venir! Mais, traître, Tu promets, tu dis : J'en réponds,

Tu jures le ciel et la terre, Puis tu rates les rendez-vous… Ah! cette fois, viens! Obtempère A mes désirs qui tournent fous.

Je t'attends comme le Messie, Arrive, tombe dans mes bras; Une rare fête choisie Te guette, arrive, tu verras!"

Du phosphore en ses yeux s'allume Et sa lèvre au souris pervers S'agace aux barbes de la plume Qu'il tient pour écrire ces vers…


1891



VII

Monte sur moi comme une femme Que je baiserais en gamin Là, c'est cela. T'es à ta main? Tandis que mon vît t'entre, lame

Dans du beurre, du moins ainsi Je puis te baiser sur la bouche, Te faire une langue farouche Et cochonne, et si douce, aussi!

Je vois tes yeux auxquels je plonge Les miens jusqu'au fond de ton cœur D'où mon désir revient vainqueur Dans une luxure de songe.

Je caresse le dos nerveux, Les flancs ardents et frais, la nuque, La double mignonne perruque Des aisselles, et les cheveux!

Ton cul à cheval sur mes cuisses Les pénètre de son doux poids Pendant que s'ébat mon lourdois Aux fins que tu te réjouisses,

Et tu te réjouis, petit, Car voici que ta belle gourle Jalouse aussi d'avoir son rôle, Vite, vite, gonfle, grandit,

Raidit… Ciel! la goutte, la perle Avant-courrière vient briller Au méat rose : l'avaler, Moi, je le dois, puisque déferle

Le mien de flux, or c'est mon lot De faire tôt d'avoir aux lèvres Ton gland chéri tout lourd de fièvres Qu'il décharge en un royal flot.

Lait suprême, divin phosphore Sentant bon la fleur d'amandier, Où vient l'âpre soif mendier, La soif de toi qui me dévore

Mais il va, riche et généreux, Le don de ton adolescence, Communiant de ton essence, Tout mon être ivre d'être heureux.


1891




VIII

Un peu de merde et de fromage Ne sont pas pour effaroucher Mon nez, ma bouche et mon courage Dans l'amour de gamahucher.

L'odeur m'est assez gaie en somme, Du trou du cul de mes amants, Aigre et fraîche comme la pomme Dans la moiteur de sains ferments.

Et ma langue que rien ne dompte, Par la douceur des longs poils roux Raide et folle de bonne honte Assouvit là ses plus forts goûts,

Puis pourléchant le périnée Et les couilles d'un mode lent, Au long du chibre contournée S'arrête à la base du gland.

Elle y puise âprement en quête Du nanan qu'elle mourrait pour, Sive, la crème de quéquette Caillée aux délisses d'amour

Ensuite, après la politesse Traditionnelle au méat Rentre dans la bouche où s'empresse De la suivre le vit béat,

Débordant de foutre qu'avale Ce moi confit en onction Parmi l'extase sans rivale De cette bénédiction!


1891




IX

Il est mauvais coucheur et ce m'est une joie De le bien sentir, lorsqu'il est la fière proie Et le fort commensal du meilleur des sommeils Sans fausses couches - nul besoin? et sans réveils, Si près, si près de moi que je crois qu'il me baise, (1) En quelque sorte, avec son gros vit que je sens Dans mes cuisses et sur mon ventre frémissants Si nous nous trouvons face à face, et s'il se tourne De l'autre côté, tel qu'un bon pain qu'on enfourne Son cul délicieusement rêveur ou non, Soudain, mutin, malin, hutin, putain, son nom De Dieu de cul, d'ailleurs choyé, m'entre en le ventre, Provocateur et me rend bandeur comme un chantre, diantre,

Ou si je lui tourne semble vouloir M'enculer ou, si dos à dos, son nonchaloir Brutal et gentil colle à mes fesses ses fesses, Et mon vit de bonheur, tu mouilles, puis t'affaisses Et rebande et remouille, - infini dans cet us.

Heureux moi? Totus in benigno positus :


1891


(1)Variante. -Si près de moi, comme agressif et souffrant d'aise.




X

Autant certes la femme gagne A faire l'amour en chemise, Autant alors cette compagne Est-elle seulement de mise

A la condition expresse D'un voile, court, délinéant Cuisse et mollet, téton et fesse Et leur truc un peu trop géant.

Ne s'écartant de sorte nette, Qu'en faveur du con, seul divin, Pour le coup et pour la minette, Et tout le reste, en elle est vain

A bien considérer les choses, Ce manque de proportions, Ces effets trop blancs et trop roses… Faudrait que nous en convinssions,

Autant le jeune homme profite Dans l'intérêt de sa beauté, Prêtre d'Eros ou néophyte D'aimer en toute nudité.

Admirons cette chair splendide, Comme intelligente, vibrant, Intrépide et comme timide Et, par un privilège grand

Sur toute chair, la féminine Et la bestiale - vrai beau!- Cette grâce qui fascine D'être multiple sous la peau

Jeu de muscles et du squelette, Pulpe ferme, souple tissu, Elle interprète, elle complète Tout sentiment soudain conçu.

Elle se bande en la colère, Et raide et molle tour à tour, Souci de se plaire et de plaire, Se tend et détend dans l'amour.

Et quand la mort la frappera Cette chair qui me fut un dieu, Comme auguste, elle fixera Ses éléments, en marbre bleu!


1891




XI

Même quand tu ne bandes pas, Ta queue encor fait mes délices Qui pend, blanc d'or entre tes cuisses, Sur tes roustons, sombres appas.

- Couilles de mon amant, sœur fières A la riche peau de chagrin D'un brun et rose et purpurin, Couilles farceuses et guerrières,

Et dont la gauche balle un peu, Tout petit peu plus que l'autre D'un air roublard et bon apôtre A quelles donc fins, nom de Dieu?-

Elle est dodue, ta quéquette Et velouté, du pubis Au prépuce fermant le pis, Aux trois quarts d'une rose crête.

Elle se renfle un brin au bout Et dessine sous la peau douce Le gland gros comme un demi-pouce Montrant ses lèvres justes au bout

Après que je l'aurai baisée En tout amour reconnaissant, Laisse ma main la caressant, La saisir d'une prise osée,

Pour soudain la décalotter, En sorte que, violet tendre, Le gland joyeux, sans plus attendre, Splendidement vient éclater;

Et puis elle, en bonne bougresse Accélère le mouvement Et Jean-nu-tête en un moment De se remettre à la redresse.

Tu bandes! c'est ce que voulaient Ma bouche et mon cul! choisis, maître, con

Une simple douce, peut-être? C'est ce que mes dix doigts voulaient.

Cependant le vit, mon idole, Tend pour le rite et pour le cul - Te, à mes mains, ma bouche et mon cul Sa forme adorable d'idole.


1891


(Cette pièce copiée en double par l'auteur pour en titre : "interludes" fragment d'un livre intitulé : "Hommes", déchiré en manuscrit par l'aueur, avec cette variante au deuxième vers de l'avant-dernière strophe.)




XII

Dans ce café bondé d'imbéciles, nous deux Seuls nous représentions le soi-disant hideux Vice d'être "pour homme" et sans qu'ils s'en doutassent Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse, Leurs normales amours et leur morale en toc, Cependant que, branlés et de taille et d'estoc, A tire-larigot, à gogo, par principes Toutefois, voilés par les flocons de nos pipes, (comme autrefois Héro copulait avec Zeus) nos vits tels que des nez joyeux et Karrogheus Qu'eussent mouchés nos mains d'un geste délectable, Eternuaient des jets de foutre sous la table.


1891




XIII

DIZAIN INGENU



O souvenir d'enfance et le lait nourricier Et ô l'adolescence et son essor princier! Quand j'étais tout petit garçon j'avais coutume Pour évoquer la Femme et bercer l'amertume De n'avoir qu'une queue imperceptible bout Dérisoire, prépuce immense sous quoi bout Tout le sperme à venir, ô terreur sébacée, De me branler avec cette bonne pensée D'une bonne d'enfant à motte de velours.

Depuis je décalotte et me branle toujours!


1890


&


XIV

O mes amants Simples natures, Mais quels tempéraments! Consolez-moi de ces mésaventures Reposez-moi de ces littératures, Toi, gosse pantinois, branlons-nous en argot, Vous, gas des champs, patoisez moi l'écot, Des pines au cul et des plumes qu'on taille, Livrons-nous dans les bois touffus La grande bataille Des baisers confus. Vous, rupins, faisons-nous des langues en artistes Et merde aux discours tristes, Des pédants et des cons. (Par cons, j'entends les imbéciles, Car les autres cons sont de mise Même pour nous, les difficiles, Les spéciaux, les servants de la bonne Eglise Dont le pape serait Platon Et Socrate un protonotaire Une femme par-ci, par-là, c'est de bon ton Et les concessions n'ont jamais rien perdu Puis, comme dit l'autre, à chacun son dû Et les femmes ont, mon dieu, droit à notre gloire Soyons-leur doux, Entre deux coups Puis revenons à notre affaire). O mes enfants bien aimés, vengez-moi Par vos caresses sérieuses Et vos culs et vos nœuds régals vraiment de roi, De toutes ces viandes creuses Qu'offre la rhétorique aux cervelles breneuses De ces tristes copains qui ne savent pourquoi, Ne métaphorons pas, foutons Pelotons nous bien les roustons Rinçons nos glands, faisons ripailles Et de foutre et de merde et de fesses et de cuisses.





LE SONNET DU TROU DU CUL

Sonnet du Trou du Cul


Par Arthur Rimbaud et Paul Verlaine


En forme de parodie d'un volume d'Albert Mérat, intitulé l'idole, où sont détaillées toutes les beautés d'une dame : Sonnet du front, sonnet des yeux, sonnet des fesses, sonnet du….. dernier sonnet.


Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'auteur cruel qui les repousse,
A travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.
Ma bouche s'accouple souvent à sa ventouse
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son lamier fauve et son nid de sanglots
C'est l'olive pâmée et la flûte câline
C'est le tube où descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.




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