Pauvre Lola  

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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.
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Train wreck at Montparnasse (October 22, 1895) by Studio Lévy and Sons.

"Pauvre Lola" is a musical composition by Serge Gainsbourg featured on his 1964 album Gainsbourg Percussions. The song features previously (and secretly) recorded laughter by France Gall and is similar beyond coincidence to "Umqokozo (Children's Game Song About A New Red Dress)" by Miriam Makeba, apparently written and composed by herself. However, Gainsbourg only credits Sacem and not Makeba.

Contents

See also

French text

Pauvre Lola est une chanson française écrite et composée par Serge Gainsbourg en 1964.

Fiche artistique

Commentaire

On sait combien Gainsbourg fut inspiré, voire obsédé par Lolita, le roman de Vladimir Nabokov adapté au cinéma par Stanley Kubrick. À peine sorti de son précédent album, Serge n’a de cesse de répéter que

Non, rien n’aura raison de moi, j’irai t’chercher ma Lolita, chez les yé-yé}}. À partir de là, ce thème s’inscrira en filigrane dans toute son œuvre, le paroxysme étant Histoire de Melody Nelson.
Ici, « Lolita-Gall », pour un peu, se donnerait sans retenue dès le début, ce qui n’est pas du goût de « Humbert-Gainsbourg » (en référence au personnage du roman, Humbert Humbert) :
Faut savoir s’étendre
Sans se répandre
Pauvre Lola

Elle réalise alors qu’elle s’est fourvoyée et elle rit. Ce qui est attesté par Jean-François Brieu:

Son rire souligne les contradictions dans lesquelles s’empêtre la Pauvre Lola.

Effectivement, tout de suite après, la voilà très réservée, ce qui excite davantage le beau Humbert-Gainsbourg :

Ne pas la surprendre
Pas l’entreprendre
De but en bas

Et ça la fait glousser un peu plus. Mais on ne saura jamais la fin de l’histoire puisque Humbert-Gainsbourg demande à Lolita-France si elle se rend compte qu’avec ses continuels « p’t-être ben que oui, p’t-être ben que non », on ne peut pas la prendre jusqu’aux calendes grecques… (Elle en rit encore).
Jean-François Brieu émet une hypothèse sur toute cette affaire :

Docteur Serge, dissimulé derrière le visage blond de madame Charlemagne, a trouvé le moyen de propager des propos auxquels il n’a pas envie de renoncer : le désir, le dégoût, la séduction et la sublimation des corps.}} Ce que confirmerait Serge Gainsbourg :
J’ai placé mon univers de la chanson dans une sphère de luxe et de névrose.}}


Alain Coelho écrit à propos de la versification de Pauvre Lola :

Un attrait particulier pour la sonorité et cette technique du rejet qui vont caractériser Gainsbourg. […] Le texte Pauvre Lola est exemplaire : « Il est des mots tendres / Qu’elle aime entendre / Tendre Lola / Oui quelques mots tendres / Devraient atten- / Drir Lolita. » Dans ces quelques vers laconiques s’énonce aussi le caractère définitif, sans appel, de l’univers singulier qui cherche à s’unifier en Gainsbourg. […] Il semble que la perspective de l’auteur soit enfin trouvée ; de cette adéquation du rejet et d’un « ton distant », Gainsbourg va en faire, avec l’association verbale, la clef de voûte de ses recherches d’écritures.}}
Sinon tout est percutant musicalement et techniquement: Alain Goraguer et ses grands jazzmen « jazzhotent » à qui mieux mieux avec une prise de son effectuée par Roger Roche. Et si Lolita-France n’arrête pas de se répandre en éclats de rires, c’est parce que l’élégant et classieux phrasé d’Humbert-Gainsbourg est quand même terriblement séduisant…


Le rire de France Gall fait également partie des percussions. Il est régulé afin d’éviter des pics sonores disgracieux et résonne comme des grelots ou des clochettes. Mais cela contrarie un peu la légende qui prétend qu’on aurait capté son mythique rire en cachette :

La pauvre Lola, celle qui glousse à la fin de la chanson n’est d’ailleurs pas la véritable Lola, mais bien la jouvencelle France Gall dont le rire a été capturé à son insu en studio.

Pauvre Lola en CD album

  • 2001 : Gainsbourg Percussions (1 CD Mercury/Universal) (Réédition de l'orginal de 1964)
  • 2007 : Bonnie and Clyde (1 CD Mercury/Universal) (Réédition de l'orginal de 1968)

Autour de Pauvre Lola





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