The carriage ride with Léon Dupuis in Madame Bovary  

From The Art and Popular Culture Encyclopedia

Jump to: navigation, search

Related e

Wikipedia
Wiktionary
Shop


Featured:

Kunstformen der Natur (1904) by Ernst Haeckel
Enlarge
Kunstformen der Natur (1904) by Ernst Haeckel

The carriage ride with Léon Dupuis and Madame Bovary is one of the most famous scenes in Madame Bovary, often described as a synecdoche. The ride, drawn out on a map, supposedly makes the shape of a phallus. There is a similar carriage ride in Prosper Mérimée's "La double méprise".

The scene was objected to in the Madame Bovary trial, yet showed nothing.

Full text[1]

translated by Eleanor Marx-Aveling

"Where to, sir?" asked the coachman.

"Where you like," said Leon, forcing Emma into the cab.

And the lumbering machine set out. It went down the Rue Grand-Pont, crossed the Place des Arts, the Quai Napoleon, the Pont Neuf, and stopped short before the statue of Pierre Corneille.

"Go on," cried a voice that came from within.

The cab went on again, and as soon as it reached the Carrefour Lafayette, set off down-hill, and entered the station at a gallop.

"No, straight on!" cried the same voice.

The cab came out by the gate, and soon having reached the Cours, trotted quietly beneath the elm-trees. The coachman wiped his brow, put his leather hat between his knees, and drove his carriage beyond the side alley by the meadow to the margin of the waters.

It went along by the river, along the towing-path paved with sharp pebbles, and for a long while in the direction of Oyssel, beyond the isles.

But suddenly it turned with a dash across Quatremares, Sotteville, La Grande-Chaussee, the Rue d'Elbeuf, and made its third halt in front of the Jardin des Plantes.

"Get on, will you?" cried the voice more furiously.

And at once resuming its course, it passed by Saint-Sever, by the Quai'des Curandiers, the Quai aux Meules, once more over the bridge, by the Place du Champ de Mars, and behind the hospital gardens, where old men in black coats were walking in the sun along the terrace all green with ivy. It went up the Boulevard Bouvreuil, along the Boulevard Cauchoise, then the whole of Mont-Riboudet to the Deville hills.

It came back; and then, without any fixed plan or direction, wandered about at hazard. The cab was seen at Saint-Pol, at Lescure, at Mont Gargan, at La Rougue-Marc and Place du Gaillardbois; in the Rue Maladrerie, Rue Dinanderie, before Saint-Romain, Saint-Vivien, Saint-Maclou, Saint-Nicaise—in front of the Customs, at the "Vieille Tour," the "Trois Pipes," and the Monumental Cemetery. From time to time the coachman, on his box cast despairing eyes at the public-houses. He could not understand what furious desire for locomotion urged these individuals never to wish to stop. He tried to now and then, and at once exclamations of anger burst forth behind him. Then he lashed his perspiring jades afresh, but indifferent to their jolting, running up against things here and there, not caring if he did, demoralised, and almost weeping with thirst, fatigue, and depression.

And on the harbour, in the midst of the drays and casks, and in the streets, at the corners, the good folk opened large wonder-stricken eyes at this sight, so extraordinary in the provinces, a cab with blinds drawn, and which appeared thus constantly shut more closely than a tomb, and tossing about like a vessel.

Once in the middle of the day, in the open country, just as the sun beat most fiercely against the old plated lanterns, a bared hand passed beneath the small blinds of yellow canvas, and threw out some scraps of paper that scattered in the wind, and farther off lighted like white butterflies on a field of red clover all in bloom.

At about six o'clock the carriage stopped in a back street of the Beauvoisine Quarter, and a woman got out, who walked with her veil down, and without turning her head.

Full text, French original

— Où Monsieur va-t-il ? demanda le cocher.

— Où vous voudrez ! dit Léon poussant Emma dans la voiture.

Et la lourde machine se mit en route.

Elle descendit la rue Grand-Pont, traversa la place des Arts, le quai Napoléon, le pont Neuf et s’arrêta court devant la statue de Pierre Corneille.

— Continuez ! fit une voix qui sortait de l’intérieur. La voiture repartit, et, se laissant, dès le carrefour La Fayette, emporter par la descente, elle entra au grand galop dans la gare du chemin de fer.

— Non, tout droit ! cria la même voix.

Le fiacre sortit des grilles, et bientôt, arrivé sur le Cours, trotta doucement, au milieu des grands ormes. Le cocher s’essuya le front, mit son chapeau de cuir entre ses jambes et poussa la voiture en dehors des contre-allées, au bord de l’eau, près du gazon.

Elle alla le long de la rivière, sur le chemin de halage pavé de cailloux secs, et, longtemps, du côté d’Oyssel, au delà des îles.

Mais tout à coup, elle s’élança d’un bond à travers Quatremares, Sotteville, la Grande-Chaussée, la rue d’Elbeuf, et fit sa troisième halte devant le jardin des plantes.

— Marchez donc ! s’écria la voix plus furieusement.

Et aussitôt, reprenant sa course, elle passa par Saint-Sever, par le quai des Curandiers, par le quai aux Meules, encore une fois par le pont, par la place du Champ-de-Mars et derrière les jardins de l’hôpital, où des vieillards en veste noire se promènent au soleil, le long d’une terrasse toute verdie par des lierres. Elle remonta le boulevard Bouvreuil, parcourut le boulevard Cauchoise, puis tout le Mont-Riboudet jusqu’à la côte de Deville. Elle revint ; et alors, sans parti pris ni direction, au hasard, elle vagabonda. On la vit à Saint-Pol, à Lescure, au mont Gargan, à la Rouge-Mare, et place du Gaillard-bois ; rue Maladrerie, rue Dinanderie, devant Saint-Romain, Saint-Vivien, Saint-Maclou, Saint-Nicaise, – devant la Douane, – à la basse Vieille-Tour, aux Trois-Pipes et au Cimetière Monumental. De temps à autre, le cocher sur son siège jetait aux cabarets des regards désespérés. Il ne comprenait pas quelle fureur de la locomotion poussait ces individus à ne vouloir point s’arrêter. Il essayait quelquefois, et aussitôt il entendait derrière lui partir des exclamations de colère. Alors il cinglait de plus belle ses deux rosses tout en sueur, mais sans prendre garde aux cahots, accrochant par-ci par-là, ne s’en souciant, démoralisé, et presque pleurant de soif, de fatigue et de tristesse.

Et sur le port, au milieu des camions et des barriques, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu’un tombeau et ballottée comme un navire.

Une fois, au milieu du jour, en pleine campagne, au moment où le soleil dardait le plus fort contre les vieilles lanternes argentées, une main nue passa sous les petits rideaux de toile jaune et jeta des déchirures de papier, qui se dispersèrent au vent et s’abattirent plus loin, comme des papillons blancs, sur un champ de trèfles rouges tout en fleur.

Puis, vers six heures, la voiture s’arrêta dans une ruelle du quartier Beauvoisine, et une femme en descendit qui marchait le voile baissé, sans détourner la tête.

— Où Monsieur va-t-il ? demanda le cocher.

— Où vous voudrez ! dit Léon poussant Emma dans la voiture.

Et la lourde machine se mit en route.

Elle descendit la rue Grand-Pont, traversa la place des Arts, le quai Napoléon, le pont Neuf et s’arrêta court devant la statue de Pierre Corneille.

— Continuez ! fit une voix qui sortait de l’intérieur. La voiture repartit, et, se laissant, dès le carrefour La Fayette, emporter par la descente, elle entra au grand galop dans la gare du chemin de fer.

— Non, tout droit ! cria la même voix.

Le fiacre sortit des grilles, et bientôt, arrivé sur le Cours, trotta doucement, au milieu des grands ormes. Le cocher s’essuya le front, mit son chapeau de cuir entre ses jambes et poussa la voiture en dehors des contre-allées, au bord de l’eau, près du gazon.

Elle alla le long de la rivière, sur le chemin de halage pavé de cailloux secs, et, longtemps, du côté d’Oyssel, au delà des îles.

Mais tout à coup, elle s’élança d’un bond à travers Quatremares, Sotteville, la Grande-Chaussée, la rue d’Elbeuf, et fit sa troisième halte devant le jardin des plantes.

— Marchez donc ! s’écria la voix plus furieusement.

Et aussitôt, reprenant sa course, elle passa par Saint-Sever, par le quai des Curandiers, par le quai aux Meules, encore une fois par le pont, par la place du Champ-de-Mars et derrière les jardins de l’hôpital, où des vieillards en veste noire se promènent au soleil, le long d’une terrasse toute verdie par des lierres. Elle remonta le boulevard Bouvreuil, parcourut le boulevard Cauchoise, puis tout le Mont-Riboudet jusqu’à la côte de Deville. Elle revint ; et alors, sans parti pris ni direction, au hasard, elle vagabonda. On la vit à Saint-Pol, à Lescure, au mont Gargan, à la Rouge-Mare, et place du Gaillard-bois ; rue Maladrerie, rue Dinanderie, devant Saint-Romain, Saint-Vivien, Saint-Maclou, Saint-Nicaise, – devant la Douane, – à la basse Vieille-Tour, aux Trois-Pipes et au Cimetière Monumental. De temps à autre, le cocher sur son siège jetait aux cabarets des regards désespérés. Il ne comprenait pas quelle fureur de la locomotion poussait ces individus à ne vouloir point s’arrêter. Il essayait quelquefois, et aussitôt il entendait derrière lui partir des exclamations de colère. Alors il cinglait de plus belle ses deux rosses tout en sueur, mais sans prendre garde aux cahots, accrochant par-ci par-là, ne s’en souciant, démoralisé, et presque pleurant de soif, de fatigue et de tristesse.

Et sur le port, au milieu des camions et des barriques, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux ébahis devant cette chose si extraordinaire en province, une voiture à stores tendus, et qui apparaissait ainsi continuellement, plus close qu’un tombeau et ballottée comme un navire.

Une fois, au milieu du jour, en pleine campagne, au moment où le soleil dardait le plus fort contre les vieilles lanternes argentées, une main nue passa sous les petits rideaux de toile jaune et jeta des déchirures de papier, qui se dispersèrent au vent et s’abattirent plus loin, comme des papillons blancs, sur un champ de trèfles rouges tout en fleur.

Puis, vers six heures, la voiture s’arrêta dans une ruelle du quartier Beauvoisine, et une femme en descendit qui marchait le voile baissé, sans détourner la tête.






Unless indicated otherwise, the text in this article is either based on Wikipedia article "The carriage ride with Léon Dupuis in Madame Bovary" or another language Wikipedia page thereof used under the terms of the GNU Free Documentation License; or on original research by Jahsonic and friends. See Art and Popular Culture's copyright notice.

Personal tools